Déni

(Voir aussi Scotomisation) Freud emploie le terme de déni pour qualifier le rejet du sujet de reconnaître la différence anatomique des sexes lorsqu’il constate que la femme ne possède pas de pénis. Ce rejet de la reconnaissance de l’absence de pénis chez la femme pose les bases d’un rejet de la réalité extérieure. Le sujet est alors dans le fantasme, fantasme de la toute puissance phallique, il fonctionne sur un mode hallucinatoire.

Le déni est un mécanisme de défense de type psychotique. Le déni est corollaire du clivage du moi où : vision du sexe châtré et non reconnaissance de celui-ci sont clivés.

Au-delà du champ de la psychose, Freud voit également, dans le déni, le noyau de la perversion. Par exemple, le
fétichiste vit dans le déni et il est dans la perversion. Par angoisse de la castration, le fétichiste se prémunira de celle-ci en choisissant l’objet fétiche. Il sait que la femme ne possède pas de pénis mais il « choisit » le déni. Le fait qu’il se prémunisse de la castration grâce à l’objet phallique prouve la connaissance de l’absence de pénis.

Dans le comportement du fétichiste, on remarque donc le clivage de la connaissance et du refus de reconnaître. Ce refus se caractérise par un choix d’objet pour se prémunir : la castration est refusée.

Extrait issu du Nouveau dictionnaire de la Culture psy, Éric Ruffiat

Crédits [1]


[1] Photo de Steve A Johnson : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/...