Carence affective

La construction psychique et le développement de la personnalité ne peut se faire sans une part d’affection reçue de même que le maintien d’un apport affectif tout au long de l’existence contribue au bon équilibre psychique de l’individu.

Une carence affective importante durant les premiers mois de la vie a toutefois des incidences plus dramatiques sur le devenir de l’être. En effet, dès les premiers instants de la vie, les marques d’affection (soins prodigués avec amour, tendresse, gestes d’attention etc.) sont capitales car sans celles-ci apparaissent rapidement, non seulement de graves troubles psychiques, mais aussi des troubles physiques comparables à ceux résultant d’une carence alimentaire grave.

Dans les premiers mois de la vie la carence affective prolongée a donc des répercussions telles que les conséquences sur la personne en devenir prennent un caractère irréversible.

Une nette carence affective, touchant un enfant plus âgé (au-delà de trois ans environ) et qui aurait reçu jusqu’alors suffisamment de marques d’affection, entraîne également avec elle son lot de conséquences ; telles que des difficultés relationnelles intimes, amicales, sociales (les liens affectifs ne peuvent se faire correctement et de façon durable) et, suivant le cas, des comportements agressifs incontrôlés, une prédisposition à la délinquance etc.

Extrait issu du, Nouveau dictionnaire de la Culture psy, Éric Ruffiat.

Crédits [1]


[1] Photo de Nuno Campos : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/...