C’est la partie instinctuelle, la plus primitive, de l’homme. Le ça est totalement inconscient, même s’il ne représente pas tout l’inconscient. Il est régi par le principe de plaisir, et ne tient pas compte de la réalité, mais il assure l’instinct de survie de l’espèce humaine : en ce sens, puisqu’il est à la fois le garant du vivant et le lieu du désir, il constitue le moteur de la vie.
Les désirs issus du ça ne sont cependant pas toujours réalisables, acceptables par la morale ou par la loi, et il ne tolère pas l’insatisfaction. Le ça a également pour rôle la récupération du matériel (souvenirs, émotions…) refoulés, refusés par le moi sous l’influence du surmoi.
La psychanalyse s’intéresse particulièrement au ça, puisqu’il est l’instance inconsciente détentrice de l’histoire originelle du sujet, de ses désirs contrariés, de ses conflits internes. Le ça, le moi et le surmoi sont en conflit permanent. La conscientisation des conflits en question, lorsqu’ils sont pathogènes, est libératrice.
Extrait issu du, Nouveau dictionnaire de la Culture psy, Éric Ruffiat.
